LES EXPOSITIONS DU LAVOIR

Exposition suivante

 

 

Epidermes de la Terre

 

Du 21 novembre au 6 décembre 2020

Avec : Coralie Seigneur, Dominique Mercadal, Linda Ouhbi, Christine Ladevèze

SMALL IS BEAUTIFUL

 

Exposition 
du 10 au 25 octobre 2020
 
 
Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

 

BEATRIZ TREPAT

 

Je crée des personnages qui évoquent des organismes non identifiés de la nature.

Ils échappent aux catégories végétales - animal - minéral, en perturbant les frontières établies.
Ils unifient les paires opposées (dur / mou, sec / humide …)

Ils évoquent des sensations tactiles et génèrent en même temps une ambiguïté.

 

STEPHANIE MARTIN

 

Mon travail s'articule autour du vivant. C'est mon sujet récurrent. Etudiante, j'axais mes recherches autour de la cellule, du corps humain...

Une fois installée en tant que céramiste, mes premières pièces furent des « Nids » puis s'en suivit « L'éclosion », « La graine », « La métamorphose » et actuellement « D'un état à un autre ».

J'explore le vivant dans sa globalité, la croissance, le cycle de la vie, la mutation, le passage de l'un à l'autre. Allant du Végétal (graine, rhizome, feuille, branche, fleur, la butte-montagne-...) à l'Homme (organe, mains, pieds, visage...) en passant par l'Animal (poils, plumes, organe...). Ces modelages répétitifs illustrent des symboliques personnelles ou universelles ; la plume (l'oiseau) comme le besoin d'évasion, la butte reflète l'ancrage, le rhizome symbolisant tantôt la croissance tantôt l'élévation ou bien encore le bouillonnement.... Parfois ils se confondent comme la feuille de l'arbre et la plume d'oiseau ; la branche de l'arbre et les bois d'un cerf.

Entre Végétal-Homme-Animal, il n'y a pas de rupture entre eux mais plutôt des ponts, des passages, sans hiérarchie ou bien je l'interroge... L'un génère l'autre, ils font parti d'un tout, ils sont en interdépendance.

 

LORENA WOWK

 

Je construis mes pièces en partant d’une plaque que je repousse au plus loin des qualités plastiques de la matière pour obtenir des univers globuleux. Puis je pince et je tors pour créer des mouvements aléatoires et mystérieux. Lorsque la forme primaire se révèle, un dialogue s’invite entre la pièce et moi.

Le travail délicat commence : redessiner les sentes, arrondir les courbes, accentuer les cavités… En somme, donner du sens aux formes afin de créer une œuvre qui se lit.

L’œil guidé par des chemins d’ombre et de lumière, des bosses et des creux, se laisse inconsciemment porter par la lecture des formes aussi étranges que familières.

Certaines pièces expriment des expériences vécues, des souvenirs, des sentiments enfouis… D’autres portent en elle le simple privilège et plaisir de création.

Grès - Cuisson 1270°

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TelluriqueS

 

L’exposition “TELLURIQUES”, interrompue par le confinement, reprendra du samedi 5 septembre au dimanche 20 septembre.

 

ANANDA ARAGUNDI  se joint à cette exposition.

 
 
Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

SYLVIANE PERRET

 

Démarche 

 

…Tout est en mouvement, en perpétuelle transformation, et en premier lieu la « terre », celle sur laquelle nous marchons, ces couches de fines particules issues de la longue et lente souffrance des roches, abrasées par la tyrannie incessante de l’érosion par le temps et l’espace. Ces poussières de terre sont des pépites masquées, des joyaux des profondeurs. Je fais provisions de ces scories magnifiques partout où la chance m’emmène, France, Espagne, Maroc, Islande …argiles…cendres…sables volcaniques…rhyolites de toutes couleurs…roches basaltiques….

Récoltées à un instant T de leur « état » physique et chimique, je les compose et les combine, leur imposant de nouvelles décompositions, transformations et recompositions en accéléré dans le feu et l’atmosphère du four. Extraits d’un texte de Sylviane Perret.

 

CLAIRE FRECHET 

 

L’artiste

 

Claire Fréchet enracine sa créativité dans la céramique à 25 ans, après avoir été traductrice de poésie.

Elle s’initie dans une communauté indigène du Mexique au «brunissage» de la faïence en 2003, une technique rare de polissage de la faïence à la pierre d’agate. C’est le déclic. Elle fréquente les ateliers de sculpture de l’École Duperré.

 

Météores

Ces sphères au toucher d’une intense douceur, soudain attaquées par une érosion minérale, cosmique, des motifs calligraphiés par le feu...

L’esprit de ces vases évoque l’ordre et le désordre du monde céleste.

 

Aurora Mineralis

Des vases aux formes simples mais dont les surfaces polies, érodées, patinées rappellent une peau caressée par les éléments à l’aube du monde. Les filons d’or qui s’y intègrent subliment cet esprit. Extraits d’un texte de Claire Fréchet.

 

 

MIREILLE MALLET

 

Démarche

 

Mes recherches me conduisent à produire de multiples variations du traitement des terres brutes, créant ainsi une ambiguïté de la matière.

Réalisés en grès, les volumes que je façonne sont fissurés, fracturés en éclats ou imprimés de profondes cavités plissées.

Ils sont la mémoire d’une matière en fusion, de forces éruptives, de mouvements géologiques formant failles, crevasses et plissements.

Je joue du contraste entre les terres sombres et les inclusions de sables clairs, les parcelles d’email, traces brillantes, pépites colorées.

Ces sculptures sont des météorites, des magmas de lave refroidie, des pierres de lune, des concrétions sableuses… des fictions minérales.

Les roches racontent l’histoire de notre planète, du cosmos, de l’origine de notre univers, de nous-mêmes et sont le point de départ de mon travail et de mes recherches, le support de rêveries nouvelles. Extraits d’un texte de Mireille Mallet.

 

MARIANNE ABERGEL

 

Marianne Abergel travaille la céramique sculpturale. Elle garde de son passé d'architecte une passion pour l’espace, et cherche, dans ses sculptures abstraites, à le qualifier et à lui donner corps. Son travail autour du vide ou de la frontalité la conduit à expérimenter des assemblages formels associés à la couleur, cherchant toujours équilibre et émotion.

Sa volonté de s’inscrire dans la réalité du monde la pousse aussi vers des créations d’un autre ordre, celui de l’Altérité, nom qu’elle donne à l’ensemble de ses créations qui interrogent les rapports des animaux humains avec les non-humains. Texte écrit par l’artiste.

 

ANANDA ARAGUNDI

 

Née en Equateur, Ananda Aragundi-Hanus s’initie à la céramique en autodidacte, avant de s’y consacrer entièrement peu après son arrivée en France en 2002. Elle se forme à l’Institut de Céramique Française de Sèvres. Elle entame ensuite une longue période de recherche sur la forme et les émaux, qu’elle enrichit auprès d’artistes comme Gustavo Perez, Shozo Michikawa, Akira Satake. Son travail est aujourd’hui récompensé par des concours internationaux de céramique contemporaine et exposé dans des galeries et biennales en France et à l’étranger.

BOLS ET BOULES

 

Exposition 
du 22 novembre au 8 décembre  2019
 
Vernissage vendredi 22 novembre à partir de 19h, en présence des artistes.
 
Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

 

Est il encore besoin de présenter, de justifier, de célébrer une exposition de bols  ?  Peut-être l’est-il davantage pour leur soeur imprévue, la boule !

 

Par delà sa vocation fonctionnelle immémoriale, par la simplicité de sa forme (nonobstant bien des  variantes possibles) autant que par les aspects réduits de son décor, le bol est porteur d’une universalité et d’une intemporalité qui nous touchent peut-être plus immédiatement, et sans doute plus généralement, qu’aucune autre forme de la céramique. Il suffit de constater, de nos jours, la vogue des chawans japonais !

 

C’est que, sans doute, face à l’incroyable essor assez désordonné de la céramique contemporaine, le bol apparait au véritable artiste, et à son public le plus fidèle, comme un refuge, un lieu de ressourcement et de méditation voire un rappel à l’ordre !

 

Il reste au fond l’objet culte de son art, celui qui a essuyé ses premières gammes, qui recèle la plénitude de la soif apaisée, qui appelle les joies simples  de la main qui le tient et de la vue qui le contemple, qui continue d’être chaque jour son confident et parfois même son lieu d’expérimentation, mais qu’on ne peut détourner de sa vocation initiale sans lui faire perdre son âme ! Il protège ainsi le céramiste de céder trop fortement  à la tentation des excentricités formelles et des caprices de la mode.

 

Il le rappelle à sa vraie nature, à l’essence la plus sûre de son art !  De sorte que dans son espace étroit, il révèle bien souvent les traits les plus emblématiques  de son auteur. C’est là une grande part de son attrait ! Parfois au seuil d’un style, il en est souvent la somme ! Un bol de Champy, de Fouilhoux, de Girel, et c’est tout Champy, Fouilhoux et Girel ! Et de même pour tant d’autres .....

Par ailleurs l’exiguïté du bol et sa simplicité foncière ne sauraient entraver l’extrême diversité des talents ! Tout au contraire, elle les force à la concentration ! Ce qui fait qu’une exposition de bols d’auteurs divers est toujours un florilège assez exaltant de formes et de décors  ! On le vérifiera ici sans peine !

 

Et là dessus la boule ! La boule face au bol !

 

En un sens, elle n’est que la refermeture du bol sur lui même... mais elle est en même temps la forme même de la terre et des astres, la forme géométrique et cosmique la plus pure, la plus parfaite ! Non plus, pour le potier, un objet vital comme le bol, réceptacle de notre nourriture, mais un instrument purement intellectuel, un objet de contemplation, ou de rêve idéal  un peu comme les disques bi de l’ancienne Chine !

 

Alors qu’en feront nos artistes invités ? Un hymne à la pure matière, à l’épure de l’idée.... ou aux miroitements du rêve ?

                                    

 

                                                                                                                       Jean François Juilliard

EMAIL TOUJOURS !

 

Exposition 
du 20 septembre au 6 octobre 2019
 
Vernissage vendredi 20 septembre à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

 

 

 

L’ émail est la gloire de la terre, l’orgueil de la céramique ! Mélange de terres dûment choisies et d’oxydes métalliques au pouvoir fortement colorant, il ajoute aux prestiges premiers de la terre et de la forme l’éclat d’une couverte vitreuse issue pour une part de cette même terre sous jacente, faisant ainsi surgir de la matière même une sorte de lumière ou de magie proprement immanente. Il apporte à l’opacité première de la terre et à ses premiers attraits de forme et de coloris assez simples une illumination qui ouvre sur la vibration de la lumière, l’infini des teintes de l’arc en ciel et même, parfois, l’effervescence volcanique de l’univers. Cet art de l’émail, issu d’un long apprentissage de la science physique et chimique nécessaire, puis d’expérimentations multiples, et qui demande donc au céramiste un engagement de chaque instant, se trouve grandement menacé de nos jours par la course au succès et au profit facile qui caractérise notre époque ! C’est la raison pour laquelle le Lavoir n’a cessé de défendre ses adeptes les plus remarquables et d’encourager leurs plus jeunes émules.

 

Avec Jean-Pierre Chollet, c’est l'exubérante vitalité de l’émail qui nous frappe dès l’abord. L’épaisseur de la couverte, les remous de son ébullition, la densité des contrastes de ses rouges et de ses noirs, de ses bruns et de ses blancs, si bien accordés à la puissance contenue du grès sous- jacent nous fait communiquer d’emblée avec les forces intimes de la matière.

 

Didier Hoft nous propose à travers ses émaux sur porcelaine un tout autre éventail de sensations liées à la stricte rigueur d’un matériau plus épuré et d’un tournage magistral autant qu’à la sobriété évidente mais cependant discrètement sensuelle de ses couvertes. De subtiles variations et superpositions de noirs de fer et de céladons nous promènent entre brillances et matités, opacités et savants clairs obscurs, nous introduisant ainsi au seuil d’une prenante intériorité qui participe pourtant ,elle aussi, d’une certaine plénitude cosmique par un usage fréquent, pour décor, d’entrecroisements fugaces de raies lumineuses comme ouvertes sur l’infini ...!

 

Mireille Favergeon, elle, ne cesse d’approfondir et de varier sa jeune maîtrise de l’émail. Pleine d’ambition, elle participe à mes yeux, avec ses récents rochers, du dynamisme panthéiste de Jean-Pierre Chollet tout autant que de l’intériorité plus secrète de Didier Hoft, au travers de ses remarquables disques-Bi d’esprit chinois qui nous mènent aux confins d’une spiritualité éminemment contemplative. Les nuances intimes de ses céladons évoquent les plus beaux jades !

 

Grâce à ces trois artistes de tout premier plan le « regard nomade » cher à Michel Onfray sort comblé de cette nouvelle rencontre avec un émail très contemporain !

 

 

                                                                                                                    Jean-François Juilliard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES JEUX DES NUAGES ET DE LA PLUIE
 
 
 
Exposition 
du 10 au 26 mai 2019
 
Vernissage vendredi 10 mai à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

JÉRÔME  HIRSON

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            « Dans mon travail, dit Jérôme Hirson, ne pas oublier d’où l’on vient ». Et il est vrai que l’on retrouve l’unicité de son être et, sans doute, son unicité foncière dans la forme choisie : « la brique ».

            Jérôme Hirson est né près de Valenciennes, dans une région où règnent la brique, le charbon et l’industrie automobile, dans laquelle il a travaillé comme ouvrier à la chaîne.

Cette vie a pris fin en 2008 quand il a décidé de suivre sa compagne près de La Borne : s’ouvrait alors une autre existence !

            Sa rencontre avec Dauphine Scalbert, céramiste renommée, a été déterminante. Il s’est formé auprès d’elle. Modeler la terre, souple, vivante dans la masse, calmement, librement, sans cadence, allait être sa nouvelle vie, sa nouvelle vérité. « Le modelage, dit-il, apporte une vie supplémentaire à mes pièces. L’asymétrie des bords irréguliers en fait des créations ». Aujourd’hui il est installé dans le doux paysage de Touraine.

            La mémoire du monde géographique et culturel qui a nourri sa jeunesse est là, dans ses briques, rappelant les briques des maisons toutes alignées le long des rues, celles des maisons d’ouvriers, toutes identiques, serrées côte à côte, dans le paysage des terrils.

            Ses briques, horizontales ou dressées, de grès noir quand elles sont crues, sont chargées de fer et de manganèse. Le grès mélangé avec une grosse chamotte est travaillé en relief. Un jus d’oxyde de fer, toujours le même, un engobe, tous deux translucides, sont posés avec une éponge et des outils pour travailler l’épaisseur.

            Après cuisson la brique, d’une légère brillance noire de charbon, semble s’intégrer au monde de la terre riche, grasse, humide du Nord de la France.

            D’autres grandes briques, à l’engobe blanc, laissent rêver à la texture des falaises blanches du bord de mer. Dans sa production on trouve aussi quelques pièces, également blanches, de formes totalement différentes, qui rendent hommage à son initiation au style coréen buncheong. Des jarres de terre crue, aux formes parfois imposantes et majestueuses complètent son œuvre.

L’esthétique de Jérôme Hirson est simple, sobre, épurée. Il se situe dans un monde intemporel.

 

QI HUI   HUANG

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            Qi Hui Huang est venue de Chine en 2002 pour vivre en France. Après quatre ans à l’Ecole des Beaux-Arts de Canton, elle s’inscrit aux Beaux-Arts de Reims puis à la section céramique de l’Ecole Duperré à Paris.

            Qi Hui Huang est toujours dans le monde de sa jeunesse : le dragon est le thème de son travail céramique. Le dragon, mythe des origines, 6000 ans avant notre ère, puis légende, est devenu le mythe fondateur structurant la Chine par-delà les millénaires. Il est un ciment social. L’empereur deviendra fils de dragon, fondateur des dynasties, du pouvoir, de l’autorité, celui qui fait le lien entre la terre et le ciel.

            Le dragon possède toutes les puissances cosmiques. Il est le Yin et le Yang du monde féminin et masculin qui permet la construction et la déconstruction permanentes de la vie, le processus de transformation.

            Les montagnes sont considérées comme les lieux où l’on peut retrouver « le premier frémissement du monde » qui a inspiré la démarche poétique et picturale des artistes. Symbole du tangible, du concret, la montagne forme un couple avec son contraire, l’eau, symbole de l’évanescence, de l’immatériel à travers les brumes et les nuages, l’eau sublimée en quelque sorte. Si les monts sont par excellence le lieu des premières harmonies du monde, c’est précisément parce que les contraires s’harmonisent à l’extrême.

            Le travail céramique de Qi Hui Huang nous raconte le dragon hybride qui est composé de différents animaux ; les hybrides foisonnent dans l’existence, fruits d’innombrables croisements ils engendrent à leur tour bifurcation et mutation.

            Qi Hui nous dit : « L’échange, l’interaction entre deux éléments m’a toujours intéressée. Ces éléments sont toujours interdépendants, en mouvement, en évolution ».

Son Dragon Montagne devient Grand Nuage Blanc ou Grand Nuage Noir. Tous deux de grès blanc, modelés aux colombins, sont colorés d’un émail blanc ou noir, selon…

Certains nuages blancs sont en grès noir. La pièce encore humide est poudrée de grès blanc, incrustée de pastilles blanches de porcelaine cuite en oxydation. D’autres nuages noirs, de grès blanc, sont poudrés de grès marron. Puis des nuages dragons, tout en porcelaine, modelés aux colombins, émaillés blanc, sont en partie couverts d’écailles de porcelaine avec un dépôt au pinceau.

« C’est un monde de transformation, dit Qi Hui, où chacun façonne, transforme les autres. Mes pièces « nuage brique » témoignent de l’union de deux éléments et sont une mémoire du temps écoulé ». On raconte en Chine que lorsque la sécheresse engendrait la famine, signe de la disharmonie du Yin et du Yang, les Chinois alors faisaient résonner leurs grands tambours pour réveiller le dragon qui alors se transformait en nuage et s’élevait dans le ciel. Lorsque le tonnerre se faisait entendre on disait que c’était la voix du dragon et que la pluie allait tomber. La terre à nouveau ensemencée apportait richesse et bonheur au peuple.

            D’une façon très poétique, en Orient, « les jeux des nuages et de la pluie » évoquent l’amour.

Florence Brouillard

VASES  EN FLEURS
 
 
 
Exposition 
du 15 au 31 mars 2019
 
Vernissage vendredi 15 mars à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

Présentation de l’exposition par Florence Brouillard, Directrice Artistique du Lavoir puis la parole à Françoise Nugier, Pascale Morin et Brigitte Pénicaud : cliquer ici

 

Présentation de Rachel Wood par Florence Brouillard : cliquer ici 

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Les artistes céramiques façonnent, sculptent des vases en terre pour rendre hommage aux fleurs. Les humains souhaitent et attendent leur participation pour fêter les grands évènements comme les petites joies de leur existence, cérémonies religieuses, fêtes de mariage, commémorations, tous les moments d’amitié et, bien sûr, la naissance et la mort.

          Les fleurs, nées de la terre, notre origine même, naissent et meurent comme nous, mais elles possèdent ce pouvoir merveilleux, au-delà de toutes nos espérances, de revivre à chaque printemps.

          Leur beauté fragile et poétique aux mille parfums décline les couleurs infinies de l’arc-en-ciel qui enchantent nos yeux et nos cœurs. Leur pouvoir fait rêver nos esprits.

          Les vases en fleurs, nous les regardons comme un jardin d’Eden. Les hommes ne peuvent s’en passer.

 

 

Florence Brouillard

PAS DE BOLS ?
 
 
 
Exposition 
du 23 novembre au 9 décembre 2018
 
Vernissage le 23 novembre à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

Voir les vidéos de présentation des artistes lors du vernissage :

 

Présentation des artistes

Introduction par Florence, directrice artistique

 

Quentin Baumlin

Bettina Beylerian

Christian Bourcereau

Nadja La Ganza

Raphaël Meyer

Delphine Niez

 

 

A notre époque où la sculpture semble attirer à elle tout le domaine de la céramique, le bol semble un refuge bien venu ! Il est toujours le talisman du céramiste ! 
Il est l'initiateur de ses débuts, l'ami de ses délassements, le confident de ses doutes, le soutien de tous les ressourcements, le garde fou de tous les errements ! 
C'est qu'il incarne l'âme de la Céramique ! 
Premier lieu de l'apprentissage du tournage, du sens de la forme et du décor, sa fonction initiale de réceptacle alimentaire lui a conféré pour toujours un caractère secrètement sacré, celui d'offrir l'eau, le lait, le thé, (c'est à dire la vie même ) qui en fait en quelque sorte l'emblème de son art . Par la même, il est en vérité le gardien de la valeur profonde, maintenant si déniée, du contenant. 
Sa taille réduite contraint le céramiste, s'il veut en faire un objet d'art, à la concentration la plus vive des éléments de la beauté, pureté de la ligne, justesse des rapports, raffinement du décor dans la sobriété ! Fruit de ses premiers efforts, inlassable compagnon de recherches, il est ainsi souvent l'annonce de ses plus belles réussites ! 
Les artistes que nous accueillons aujourd'hui le célèbrent à travers toute la diversité de leurs techniques : cuisson au bois riche de ses ocres et bruns somptueux (R. Meyer) comme de ses shinos orangés (C. Bourcereau), porcelaine blanche qui favorise aussi bien les plus fins décors graphiques (O. Madelaine, D. Niez ) que le papillotement coloré le plus séduisant (S. Bertholon), émaux sur grès dont l'épaisseur comme l'aléatoire ( des émaux comme du grès) permettent des jeux de forme et de texture étonnants,  du japonisme le plus médité au modernisme le plus japonisant (Q. Baumlin, B. Beylerian, C. Peytermann), cristallisations mates ou brillantes d'un charme particulièrement discret (A. Fichot ), raku enfin qu' on décrie parfois et qui, ici, m'enchante, dans sa belle densité de raku noir (C. Bourcereau) comme dans son exubérance de couleurs parfaitement maîtrisée (N. La Granja).
Et il y aurait même  des céladons ! 
Vite ! A nos bols !

 

                                                                                                                                                                     Jean-François Juilliard

CONTRASTES
 
Brigitte Long
Olivier Verneau
 
Exposition 
du 21 septembre au 7 octobre 2018
 
Vernissage le 21 septembre à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

RichText.

VIVRE...LA CERAMIQUE
 
Sandra Zeenni
Luc Rouault
 
Exposition 
du 25 mai au 10 juin 2018
 
Vernissage le 25 mai à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

Visionnez la présentation de leur travail par les artistes lors du vernissage de l'exposition :

 

Sandra Zeenni

Luc Rouault

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Vivre...la céramique

 

Comme des nuages blancs qui dansent dans le ciel dans lesquels le regard découvre des formes connues qui nous entraînent dans le rêve, ainsi en fut-il pour moi à la vue des sculptures blanches de Sandra Zeenni. Les mêmes existent en noir et, à mon corps défendant, m’ont entraînée dans un monde tout autre, peut-être complémentaire… ?

Après un travail approfondi sur les émaux, Sandra Zeenni a finalement concentré sa palette sur deux émaux, le blanc et le noir, qu’elle fabrique elle-même. Les pièces ne sont jamais trempées dans l’émail. C’est une patine posée au pinceau sur des terres finement chamottées, blanches porcelaineuses ou noires. Tout est dans la gestuelle du pinceau, comme celle du peintre, pour obtenir cette patine blanche, douce, satinée comme une peau que l’on ne peut s’empêcher de caresser… Quant au noir, selon sa texture plus ou moins profonde, son épaisseur, il a des tonalités variées et des brillances lumineuses.

Les patines n’interférent pas dans le modelage sculptural. On regarde, tourne autour, les formes s’animent, virevoltent dans une turbulence, une mouvance de creux, de bosses. On sent que la terre a été malaxée, profilée, pétrie, caressée, creusée, ravinée et révèle alors une colonne vertébrale, un sein, une chute de rein, une épaule rendant hommage au corps féminin. L’ensemble tumultueux prend vie. Le masculin et le féminin s’étreignent, se confondent dans une grande effusion. On passe d’une émotion à une autre : il y a là de la volupté…

La blancheur lumineuse, onctueuse de la patine blanche épouse ces formes et les enveloppe d’une grande douceur. Les ouvertures creusées dans  l’argile sont le signe d’une respiration. Les patines noires nous ramènent, elles, à la croûte terrestre où tout se bouscule. Une énergie jaillit des profondeurs de la terre où l’argile commence à façonner l’humain. Des corps naissent. L’argile et les corps semblent annoncer l’esprit dans cette grande mouvance de vie qui se transforme et se retransforme.

 

 

Luc Rouault tient à rappeler qu’avant toute chose il est sculpteur, sculpteur céramiste. Diplômé des Beaux-Arts d’Avignon, riche de ses nombreux métiers, danseur et dessinateur créant des décors de théâtre, paysan laboureur dans un autre temps, puis professeur de Qi-Gong. Acquis à cette formation, complétée par le diplôme de « Céramiste - Maison de la Terre à Dieulefit », il trouve son expression de libération du geste qui correspond à sa nature. Prolonger dans la terre un geste venu de l’intérieur de soi, ce geste donne une forme qui n’est qu’une conséquence d’une émotion, d’une sensation, d’un mouvement intérieur, comparable au geste du calligraphe. Laisser advenir l’énergie, aller chercher ce que l’on a au fond de soi, ainsi travaille Luc Rouault.

La terre a un potentiel particulier à exprimer nos pensées, nos sentiments mais la créativité reste un défi permanent où se joue l’équilibre de la forme et du mouvement. L’engagement du corps, notre véhicule, est devenu fondamental dans sa conception de la démarche céramique pour Luc Rouault. Cela devient un corps à corps avec la terre qui, elle aussi, manifeste sa nature, dit ce qu’elle a à dire. Chaque pièce représente un temps  de leur vie. Il aime, de surcroit, vivre et donner à vivre la céramique, plus que de « produire » des objets.

Luc Rouault va vers des formes que l’on peut placer dans plusieurs sens et il se révèle difficile de garder le dynamisme d’une forme sur quatre côtés. Ses sculptures de terres mêlées, grès, faïence, porcelaine, aux points de fusion très éloignées, sont cuites plusieurs fois à des températures différentes pour révéler les failles, les tensions, les retraits, les dialogues entre les terres. Les décors naissent de la matière. En mettant du blanc, par exemple, un contraste surgit et change la forme ; ainsi se jouent les ombres et les lumières des couleurs qui contribuent à façonner l’âme de la pièce. Les couleurs ne sont pas là en tant que couleurs mais en tant que rythmes, en tant que lignes de force valorisant la vie de la sculpture.

Depuis quelque temps, Luc Rouault travaille des pièces sur un support grillagé qui lui permet de dresser des corps pleins de vigueur et de souplesse, mais de failles aussi, tels que nous sommes …! Ces pièces armaturées peuvent être reprises plusieurs fois. Cuites à 1050°- 1200°, leur armature alors fond.  

La terre depuis toujours accompagne l’homme : elle est sa compagne. C’est un support de rêve pour les artistes céramistes qui créent avec leur corps, avec leurs mains, avec leurs doigts. Luc Rouault vit en pleine nature, parmi les arbres et les vignes, face au majestueux Mont Ventoux.

 

                                                                                                                                                                            Florence Brouillard

TERRE ET MER
 
Ananda Aragundi
Aire Goutt-Allikmets
Béatrice Bruneteau
Michèle Jarnoux
 
Exposition 
du 9 au 25 mars 2018
 
Vernissage le 9 mars à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

Visionnez la présentation de leur travail par les artistes lors du vernissage de l'exposition :

 

 Ananda Aragundi

Aire Goutt-Allikmets

Béatrice Bruneteau

Michèle Jarnoux

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C'est au dialogue très poétique de la terre et de la mer que nous convient les quatre sculpteurs céramistes invités au Lavoir pour ouvrir cette nouvelle année  : terre brune, orange, blanche ou noire, austère ou tendre, ravinée par l'eau , éclatée par le feu, que vient border, ourler, illuminer sur ses côtes et ses récifs la mer, bleue, verte ou violette en ses lagons, ses profondeurs ou le reflet de ses ciels.

 

Ananda Aragundi -Hanus  chérit pareillement ces deux univers. La terre sauvage qu'elle pétrit puissamment se prête aussi bien à l'évocation de bombes volcaniques et de laves pétrifiées qu'à celle des coquillages et madrépores les plus divers. La teinte verte d'un liseré marin alterne ça et là avec la sombre violence volcanique ou l'éclat blanc de coraux fossiles.

 

Béatrice Bruneteau partage, à sa manière, la même sensibilité chthonienne, le même plaisir à l'évocation des formes diverses de l'écorce terrestre et de ses multiples textures, crayeuses, gréseuses, glaciaires ou neigeuses... Pavés de roches plus ou moins rugueuses, galets incrustés de veines de porcelaine côtoient "sommets", grandes stèles minérales et même troncs de bouleaux et ramures nourris des sucs de la terre.

 

Aire Goutt Allikmets joue avant tout de la subtile technique des mélanges et des incrustations de terres diverses pour nous proposer conques, coquillages, sphères  rocheuses ou contenants plus classiques parcourus d'un réseau de fractures et reliefs noirs et blancs au sein duquel l'orangé qui s'y mêle évoque aussi bien des sillons au coucher du soleil que les lichens de ses forêts estoniennes. Elle aussi, par un travail raffiné des textures , s'attache à faire surgir l'âme si diverse de la terre.

 

Michèle  Jarnoux nous ramène pleinement aux aventures océanes, mi rocheuses, mi végétales, de merveilleux coraux, madrépores et autres végétations sous marines, avec leurs formes organiques , leurs structures alvéolaires et leurs décors plus lumineux d'écume ou d'outre-mers profonds.

 

Chez ces quatre artistes, une attrayante créativité des formes s'accompagne d'une séduisante exploration du travail de la matière. 

 

                                                                                                                                                           Jean-François Juilliard

AUX DELICES DE LA TABLE
 
Christine Bath
Emmanuelle Manche
Monique Le Goff
David Jodon
 
Exposition 
du 24 novembre au 10 décembre 2017
 
Vernissage le 24 novembre à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

Visionnez la présentation de leur travail par les artistes lors du vernissage de l'exposition :

 

Ouverture de l'exposition par Florence Brouillard

Cristine Bath

Monique Le Goff

Emmanuelle Manche

David Jodon

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L’art de la Table en France

 

La plupart des objets de notre vaisselle furent d’abord ceux des princes, de l’évêque ou du roi avant les nôtres ; ils sont à l’origine de nos manières de table. Sous Louis XIV, ce fut le rayonnement de la France dans le domaine de l’art de vivre, convivialité, gourmandise et plaisirs visuels.

Ce qui domine dans la mentalité et la sensibilité des hommes du Moyen-Age, ce qui détermine l’essentiel de leurs attitudes, c’est le sentiment d’insécurité, insécurité morale et matérielle avec la grande peur des poisons dans la nourriture. Le remède ? S’appuyer sur la solidarité du groupe, des communautés dont on fait partie, en éviter la rupture. Le festin apparaît comme un refuge, la convivialité, c’est-à-dire l’atmosphère particulière de confiance, d’insouciance et de fraternité, émanant de la commensalité (ex. Les Chevaliers de la Table Ronde).

Les plats de bois ou de métal, difficiles à nettoyer ou tachés de vert-de-gris seront remplacés par la terre cuite. C’est alors qu’apparaît au Moyen-Age « La Nef » de table, objet emblématique, manifestation ostensible de la royauté. Vaisseau façonné d’or, d’argent, de pierres précieuses, il deviendra au fil des siècles un chef d’œuvre d’orfèvrerie. Ce navire, ce récipient fermé à clef, abrite les épices précieuses venues d’Orient par bateau. Cette nef évitait au roi l’empoisonnement par tout ce qui était porté à la bouche. Plus tard, on y placera couteaux, fourchettes, serviettes…Le dit « Cadenas » lui succédera.

Le règne de Louis XIV est une période charnière pendant laquelle la table achève de prendre l’apparence que nous lui connaissons aujourd’hui ; aux prises de nourriture avec les mains succéderont fourchettes, couteaux, serviettes.

A partir de 1759 s’ajouteront à la vaisselle d’or, de vermeil et d’argent des services de porcelaine. On apprécie dans la porcelaine sa pâte blanche et dure, sa finesse, sa légèreté, son éclat qui accompagne noblement l’argenterie lumineuse des tables de cour. La porcelaine de Chine passionnera les Européens qui apprécieront longtemps le miracle de la matière, le pittoresque des décors, sans rien soupçonner d’une civilisation riche de spiritualité, pour laquelle la porcelaine s’adresse au toucher, à la vue, à l’ouïe par la sonorité qu’on pouvait en tirer. On lui demandait d’être en accord avec la nature, d’en évoquer l’écho et le mystère de par ses formes et ses dessins. Ces décors éveillaient des résonnances profondes qui accompagnaient et nourrissaient leur vie…

L’hémorragie des devises françaises pour l’achat de porcelaines de Chine décida le roi Louis XV et Mme de Pompadour à créer la Manufacture de Vincennes (porcelaine tendre).

Le kaolin ayant été découvert en France en 1750, la Manufacture de Sèvres est fondée en 1759. Rattachée à la couronne, elle devient « Manufacture Royale de Sèvres ». La porcelaine est commercialisée à partir de 1770.

Les services de table en porcelaine dure décorèrent les tables royales de Louis XV et Louis XVI jusqu’à la Révolution. Les rois se déplaçaient de châteaux en châteaux avec leurs services de table. Les dessins et les formes évoluèrent, se diversifièrent en un art consommé que le monde entier continue d’admirer aujourd’hui.

En France, les magnifiques pièces d’orfèvrerie d’or et d’argent qui garnissaient les tables royales ont subi une destruction presque totale due aux fontes, aux nécessités de battre monnaie, de payer les guerres et les rançons, les emprunts. Nombre d’autres vaisselles ont été détruites ou vendues à la Révolution.

Cette culture a fortement imprégné la France. De nos jours encore les dîners officiels, diplomatiques, donnés à Versailles sont emprunts de cette splendeur passée, de l’élégance du cérémonial qui les accompagne. De même l’Elysée, résidence du Président de la République, a à cœur de maintenir ces traditions.

Nous-mêmes, lors de nos fêtes ne sommes-nous pas soucieux que la table soit belle, les mets savoureux et la convivialité des plus agréables ?

 

Florence Brouillard

 
 
TERRES SIGILLEES
 
Jean Grison
Philippe Buraud
Loïc Giorgio
Lauriane Firoben
 
Exposition 
du 22 septembre au 8 octobre 2017
 
Vernissage le 22 septembre à partir de 19h, en présence des artistes qui présenteront leur travail et leurs oeuvres
 

 

Visionnez les vidéos du vernissage :
 
Présentation par Florence Brouillard
 
Laure Firoben
 
Jean Grison
 
Philippe Buraud
 

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

 

Visionnez la présentation de leur travail par les artistes lors du vernissage de l'exposition :

 

Ouverture de l'exposition par Florence Brouillard

 

 

Lauriane Firoben

 

 

Jean Grison

 

 

Philippe Buraud

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La Sigillée

 

La «  terre sigillée » est une très vieille technique qui fit la gloire de la céramique romaine puis gallo-romaine, et plus particulièrement chez nous des ateliers de la Graufesenque et de Lezoux.

Il s’agit d’une céramique de basse température, imperméabilisée et décorée à l’aide d’un vernis d’engobes d’argiles particulièrement fin , soigneusement poli et doté de suffisamment de calcium pour fournir un lustre brillant vitreux tout à fait remarquable, vernis qui s’avère très sensible aux variations d’atmosphères et de températures. Aux colorations naturelles des rouges et des bruns, voire des ocres de certaines terres puis des noirs issus d’un enfumage éventuel, cette céramique joint l’attrait d’une très délicate sensualité tactile quasi soyeuse.

 

Pierre Bayle dans les années 80, puis Jean-Paul Azaïs, chacun à leur manière, lui ont assuré un brillant renouveau et en ont fait désormais un nouveau domaine à part entière de la céramique d’art.

 

Les invités du Lavoir poursuivent et élargissent admirablement cette belle aventure.

 

Jean Grison, qui apprit son art auprès de J-P Azaïs, privilégie la diversité des terres qu’il emploie et en tire tout un jeu de nuances, de gris sombres, clairs ou bleutés, d’ocres plus ou moins pâles ou profonds, de noirs parfois argentés qu’il dispose généralement, au flanc de vases qui se réfèrent parfois à des souvenirs antiques, en strates horizontales et ondulées qui évoquent souvent les dessins rubanés naturels de l’agate ou de certains marbres.

 

Philippe Buraud et Jacqueline Hoerter, eux, se sont lancés avec brio à la conquête de la couleur. En ajoutant à leurs engobes divers oxydes métalliques, ils débouchent sur un véritable kaléidoscope arc-en-ciel avec des bleus, des verts, des mauves tout nouveaux auxquels les oranges de feu, les noirs et les gris traditionnels apportent un magnifique contrepoint. S’y ajoute le dynamisme d’un graphisme plein d’envol qui nous emporte sur les ailes du rêve. Et les formes pratiquées, entre évocation archaïsante et purisme contemporain, ajoutent à leur travail une sorte de magie secrètement hiératique.

 

Souvent sur d’amples pièces sphériques plus ou moins déformées à l’allure de roches erratiques, Lauriane Firoben développe de larges coulées d’ocres, de gris et de noirs qui ne sont pas sans évoquer divers espaces, horizons ou nuages aussi bien oniriques que cosmiques.

 

Quant à Loïc Giorgio, il est le témoin de l’intérêt croissant que suscite le renouveau de la sigillée dans la nouvelle génération. Il combine avec bonheur les larges plages fortement contrastées de P.Bayle et les réseaux ondulés de J.Grison. Il ajoute au registre habituel des jeux d’ocre et de noir la présence de blancs ivoirés d’une grande séduction.

 

Il y a là le beau panorama, qui reste encore largement ouvert, d’un art particulièrement raffiné.

                                                                        

Jean- François JUILLIARD

 

 

 

Delphine Dardare

Hans Peter Hansen

 

Exposition :

LE CONTENANT D'UNE VIE

 

 

du 28 avril au 14 mai 2017

 

 Vernissage le 28 avril

à partir de 19h 

 

en présence des artistes

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

Sur rendez-vous au 06 87 23 17 54

 

Delphine Dardare aime la vie, une vie qui foisonne en elle et jaillit dans toutes ses œuvres : céramiques façonnées de différentes terres, volumes polis, enfumés ou blocs d’argile dans lesquels s’intègrent des couches d’engobes colorés, de la porcelaine, de l’émail, des textures variées. Les formes peuvent être équilibrées, déséquilibrées, ouvertes ou fermées, selon les périodes vécues. Ces moments se traduisent dans ses choix de terres, dans ce qu’elles leur insufflent et dans ce qu’elles lui rendent. Delphine Dardare reste toujours inspirée par une démarche de peintre. Elle fait surgir un monde de diversité qui naît de la forme du contenant.

 

Hans Peter Hansen, dès son adolescence, a été séduit par la souplesse de l’argile, son potentiel créateur et les défis qu’elle fait naître. Il devra attendre de nombreuses années avant de réaliser son rêve : être céramiste. A présent, il travaille uniquement au colombin. Ses créations ont la particularité et le charme d’être une variation sur un même thème : le contenant. Les formes le fascinent, formes larges, hautes, ramassées, toujours en contraste avec la paroi fine, délicate du grès rugueux et la lèvre dentelée, vibrante, du contenant. Dans sa partie haute, la pièce est ceinte d’un ou plusieurs bandeaux d’émail lumineux et mat rythmant sa forme légère, aérienne. En son centre, un dessin inspiré de la tradition danoise renforce l’esthétique. Ces pièces, calmes, silencieuses, aux formes intemporelles, procurent gaieté et plénitude. Les céramiques de Hans Peter Hansen pérennisent le souvenir des premiers hommes qui créèrent le bol après avoir rapproché leurs mains pour boire.

 

Florence Brouillard

 

 

Ingrid Van Munster

Yvon Le Douget

 

Exposition :

PLEIN FEU

 

 

du 10 au 26 mars 2017

 

 Vernissage le 10 mars

à partir de 19h 

 

en présence des artistes

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30.

Samedi et dimanche 15h à 19h.

Sur rendez-vous au 06 87 23 17 54

Yvon Le Douget est un vieil et fidèle ami du Lavoir que celui-ci est heureux de fêter une (peut-être) dernière fois au seuil d’une demi-retraite. Chercheur dans l’âme, il est devenu dans la foulée de D. de Montmolin qu’il révère particulièrement l’un de nos meilleurs émailleurs, profondément marqué par l’art des anciens Song qu’il a su retrouver (le miracle de la feuille imprimée dans l’émail) ou renouveler à travers sa grande maîtrise des superpositions et des coulures aléatoires. Ses derniers travaux sur les cendres de vigne nous offrent d’audacieuses perspectives avec ces agrégats d’émaux rocheux en forme d’icebergs ou de scories volcaniques dérivant sur la glaçure sous-jacente.

 

Ingrid Van Munster a été choisie par Y. Le Douget pour l’accompagner dans sa célébration de l’émail en raison de la qualité de son travail. Ses pièces ne sont pas nécessairement des contenants bien qu’elle reste fidèle à la pratique du tournage. A mi-chemin donc de la sculpture, on trouve chez elle des formes sphériques, ovoïdes, parfois plus ou moins déformées ou creusées d’ombilics divers auxquelles la fluidité de leurs couleurs, plutôt mates, propulse éventuellement une sorte de mouvement ascensionnel ou giratoire à résonance imperceptiblement cosmique.

 

Il y  a là un fructueux dialogue artistique !

 

Jean-François JUILLIARD

Tristan Chambaud-Heraud

Micheline Eschenbrenner 

Georges Sybesma

Vincent Lallier

 

 

Exposition :

TERRES ET CENDRES

 

 

du 20 janvier au 5 février 2017

 

 Vernissage le 20 janvier

à partir de 19h 

 

en présence des artistes

 

Ouverture :

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30. Samedi et dimanche 15h à 19h.

Sur rendez-vous au 06 87 23 17 54

TERRES ! On a longtemps méconnu l’alchimie des terres, le mélange de leurs textures et de leurs couleurs, l’importance de la chamotte, comme sources de beauté ! Cette beauté relève d’abord du regard qui distingue avec plaisir le rocheux du poreux, le gréseux du basaltique, le rugueux du lisse, selon la fluidité de la forme ou les aspérités qui parfois la convulsent. Mais elle est plus encore de l’ordre du toucher et de ses sensations plus immédiatement physiques, charnelles. La terre intéresse l’œil, elle accroche l’épiderme et pénètre ainsi l’être.

 

CENDRES ! Voici, s’ajoutant à la puissance propre des terres, le jeu subtil des cendres : cendres du feu très aléatoires, dépendantes du degré de chaleur, du combustible utilisé, de la nature du bois, mais qui confèrent plus d’éclat ou de couleurs aux terres sous-jacentes ; cendres plus programmées, mais à peine mieux maîtrisées, de la roche et du végétal, diluées dans la couverte d’émail et cuites au four à gaz ou au four électrique. Les cendres sont les bonnes fées de l’émail : elles ont leurs infinies nuances propres ; elles contribuent également à exalter ou à tempérer le feu des oxydes métalliques. Ce sont des magiciennes – filles de la nature- dont la baguette magique a su toucher chacun des artistes réunis ici.

 

Jean-François Juilliard

 

Chris Gullon 

&

Laurence Klein

 

 

Exposition-vente :

 

TERRE LAQUEE

 

du 25 novembre au 18 décembre 2016

 

Vernissage le 25 novembre à partir de 18h30

en présence des artistes

 

 

Jours et horaires d'ouverture :

 

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30

Samedi, dimanche : de 15h à 19h

Sur RV au 06 87 23 17 54

Depuis plus de 5000 ans avant notre ère, la Chine et le Japon déposaient sur le bois, les vanneries, le cuir, la céramique la sève de l’arbre URUSHI pour les protéger de la chaleur et de l’humidité. Cette résine, appelée laque, donna naissance à un art fastueux lorsqu’elle fut saupoudrée d’or et d’argent.

L'art de la laque nécessite patience, précision, exigence de perfection.

L'amour de polir et de poncer entre chaque couche s'impose pour obtenir une laque douce, profonde, lumineuse. 

Teintée de couleurs elle répond à l’art du peintre.

Laurence Klein et Chris Gullon nous offrent par leur talent ces émerveillements.

 

Florence Brouillard

  

 

Edmée Delsol

&

Yoshimi Futamura

 

 

Exposition-vente :

 

TERRE-MEMOIRE

 

du 28 octobre au 20 novembre 2016

 

Vernissage le 28 octobre à partir de 18h30

en présence des artistes

 

 

Jours et horaires d'ouverture :

 

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30

Samedi, dimanche : de 15h à 19h

Sur RV au 06 87 23 17 54

« Je m’emplirai d’une terre céleste » (René Char). C’est ainsi qu’Edmée Delsol travaille ; créer un condensé de notre terre, du visible et de l’invisible. Elle plisse, assemble, creuse, structure les morceaux de glaise qui renaissent, avec les aléas du hasard, sous la forme de rochers montagneux.La cuisson « raku » les rend sombres, patinés d’oxydations claires, signes d’une érosion. Elle fait ensuite une matrice en forme de bol avec cette même terre, dans laquelle elle dépose des morceaux de cristal, lourd de plomb. Chauffé, il se répand comme une lave incandescente pour se solidifier en une masse de verre ronde, à la fois vide et pleine, limpide comme l’air et l’eau pour laisser le soleil jaillir de sa luminosité chatoyante. Cette correspondance, cette continuité dans le passage d’un état à un autre si différent, voire opposé, cette émergence de lumière sur une base archaïque, solide, est un condensé de notre terre : « l’enracinement et l’envol ».

 

 Ses créations dans une dynamique fluide des formes confrontées donnent vie au flux éternel de la nature : naissance, existence, destruction. Ainsi en va-t-il du destin de l’homme…La terre, c’est sa vie ! Les Japonais en ont fait un dieu. « Pour nous, dit-elle, un grain de terre est un grain de riz… ».Les forces violentes, éruptives, venant des entrailles de la terre, charriant mille éléments dans le feu, le vent et l’eau ont créé l’argile. Cette argile, Yoshimi Futamura la sent encore vivante entre ses mains, avec une force qui l’aspire, qui l’absorbe mais aussi qui doit exploser vers l’extérieur pour une renaissance.

                                                                                                                                                                                                                         Florence Brouillard

 

 

Pablo Castillo

Capri

Nicole Crestou

Hélène Loussier

 

Exposition-vente :

 

PAS SI BÊTES !

 

du 23 septembre au 9 octobre 2016

 

Vernissage le 23 octobre à partir de 18h30

en présence des artistes

 

 

Jours et horaires d'ouverture :

 

Mardi, mercredi, jeudi de 19h à 20h30

Samedi, dimanche : de 15h à 19h

Sur RV au 06 87 23 17 54

 

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